PEARL
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Les rejets de substances chimiques par les parcs éoliens en mer soulèvent des questions quant à leur impact sur la qualité de l’eau et des sédiments. Pour évaluer cette pression chimique, il est indispensable d’identifier les éléments libérés par tous les composants des éoliennes, de comprendre leur comportement dans la colonne d’eau et les sédiments, et d’évaluer leurs effets écotoxicologiques. Les systèmes de protection contre la corrosion tels que les systèmes de protection cathodique par anodes alvaniques (GACP) libèrent dans l’eau de mer des métaux dont les effets écotoxicologiques sont connus, mais leur interaction avec les sédiments reste à déterminer. De même, les éléments émis par les systèmes de protection cathodique à courant imposé (ICCP) et leurs effets écotoxicologiques ne sont pas entièrement caractérisés. En outre, les éléments libérés par le processus de dégradation des lignes d’ancrage synthétiques utilisées pour l’éolien flottant n’ont pas encore été étudiés.
MUTAN C2
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Les exigences du marché en termes de rentabilité poussent à la réduction du coût actualisé de l’énergie (LCOE) de l’éolien flottant. Des innovations de rupture sont nécessaires concernant la conception des parcs et cela pose des défis technologiques. L’un des moyens pour réduire les coûts consiste à partager les ancres et les lignes d’ancrages entre plusieurs éoliennes flottantes.
Le projet MUTANC a permis d’étudier, de 2021 à 2024, les ancres partagées de type pieu dans les sols sableux. La réduction des coûts serait ainsi de 16 % à 30 % pour des parcs de 100 turbines.