Statut du projet : Terminé
Porteur du projet : BIOCAR
Partenaires industriels : Naskeo
Partenaires recherche : Tour du Valat
Année de cofinancement : 2010

Le projet Salinalgue visait la culture d’une microalgue native (Dunaliella salina) à grande échelle en milieu ouvert sur des salines inexploitées et son bioraffinage afin de commercialiser différents bioproduits dont un biocarburant de nouvelle génération, des molécules à haute valeur ajoutée. 

Dunaliella salina (DS) est une espèce de microalgue native qui se développe spontanément et préférentiellement dans les milieux lagunaires très salés.

Le projet comprenait une étude approfondie de cette microalgue dans le but de maitriser sa culture et sa récolte en milieu ouvert. Une phase d’expérimentations à l’échelle de démonstration était envisagée à l’origine afin de valider la faisabilité technico-économique préindustrielle de toute la chaîne de production : culture, récolte, extraction, valorisations. Une industrialisation progressive sur 6000ha était prévue à partir de 2015.

Après 4 ans de travaux de R&D, le projet est arrivé à son terme. Le projet  a  vu  des  avancées sur de nombreux sujets comme la sélection d’une souche très productive en beta carotène,  la  maitrise  de la culture en milieu ouvert, la récolte par flottation à grande échelle, le développement de technologies  alternatives  pour  l’extraction  de  bioproduits  et l’analyse  des  impacts  environnementaux  de  la  filière.

Retombées et perspectives

Malgré des  résultats  très  prometteurs,  des développements sont encore nécessaires pour atteindre une viabilité technico-économique d’une filière microalgue à grande échelle. Les incertitudes sur la productivité et les coûts de production importants destinent donc encore aujourd’hui les microalgues à des applications de niche à haute valeur ajoutée.

Les avancées du projet Salinalgue peuvent  être utilisées sur des marchés en devenir, comme  celui des  microalgues alimentaires fraiches,  avec le développement des sociétés Alg&You et Inalve par  trois  des participants du  projet et la prise  de responsabilité d’une quatrième participante dans la cadre du développement du programme AMICAL qui a pour objectif la création d’une filière de production de microalgues en Nouvelle Calédonie.